Accueil
Contact
Recevez
la lettre d'info
Liens
   
 
RUGBY: Le grand match de Tournecoupe

PREMIERE SERIE (FINALE)
Eric Balaguer le pilier et Alain Rigobert le centre connaissent tout deux l'ivresse que peut amener un titre de champion de France. Mais les deux hommes n'ont pas toujours eu la même chance. A Tournecoupe, Balague (Eric Balaguer) est réputé pour sa nonchalance aux entraînements. Il le dit lui-même : « Je n'aime pas m'entraîner. Courir dans le vide et surtout pour rien ça m'agace ». Pourtant, bien des clubs de l'élite lui ont tendu la main. A commencer par Agen et Perpignan. Aujourd'hui, cela fait sourire ce personnage mystérieux et attachant : « Ils arrivaient avec de l'argent plein les poches, mais lorsqu'ils sortaient les programmes de préparation cela me donnait le tournis. C'est pour cela que je n'ai jamais quitté les environs ». Demain, ce pilier au grand coeur disputera sa dixième finale toutes catégories confondues. Et comme il aime si souvent le dire, il n'en a jamais perdu aucune. Il se souvient encore de la première. C'était en cadet avec la sélection régionale de Midi-Pyrénées. Deux coaches célèbres l'entouraient, Pierre Berbizier et Alain Santamans. Les joueurs avec qui il évolua alors sont devenus aussi des figures incontournables dans le monde du rugby : Jérôme Cazalbou, Philippe Benetton, Arnaud Racine, pour ne citer qu'eux. Mais leurs destins respectifs ne sont plus jamais croisé. Il a préféré la campagne et la simplicité aux sirènes du rugby quasi-professionnel. Tournecoupe lui va bien. Le respect des entraîneurs vis-à-vis des joueurs le réconforte. Quand au match de demain, il ne l'effraie pas le moins du monde : « Je ne vois pas comment nous pourrions perdre. Contrairement à la saison dernière, nous avons cette année de bons trois-quarts. Quand à notre pack, nous sommes bien rodés et je crois qu'aucune équipe ne peut résister à notre jeu debout. Notre maul est bien organisé. Certes, nos adversaires savent aussi le faire mais ils ne varient pas assez à mon goût. Ce sera sans doute là, la clef du match. Si Yannick Pezzo est, comme dimanche dernier, rayonnant en touche, cela devrait aller. Et en ce qui me concerne j'attends la revanche de la saison dernière avec impatience ».

 
  < retour sports